Vendredi 25 août 2006
De sa naissance à la Révélation de sa Mission
Par le Dr. Mohammad S. R. Al-Bouti
= Prière et salut sur luiNotre Prophète Mohammed
, fils de Abdallah, fils de Abd Al-Mouttaleb, alias «Chaïbat Al Hamd», fils de Hachem, fils de Abd Manaf, alias «Moughira», fils de Qassiy, alias Zaïd, fils de kilab, fils de Mourra, fils de Ka'b, fils de Lou ay, fils de Ghaleb, fils de Fehr, fils de Malek, fils d'An-Nadar, fils de Moudrika, fils d'Elias, Fils de Moudar, fils de NIzar, fils de Ma,d fils de 'Adnan.Jusqu'ici, l'arbre généalogique est considérée par tous les chronologistes comme incontestable. 'Adnan fut l'un des descendant d'Ismaël, Prophète de Dieu et fils d'Ibrahim, le confident de Dieu
. Mais les historien remplissent différemment l'intervalle qui se trouve entre 'Adnan et Ismaël. Dieu a choisi son Prophète Mohammed
parmi les membres de la plus noble des tribus arabes et les descendants d'une lignée des plus pures, qui ne fut aucunnement affecté par les mauvaises moeurs caractérisant l'ère pré-islamique.Dans le Hadith rapporté par Muslim, le Prophète
dit : «Parmi les descendants d'Ismaël, Dieu a choisi Kinana; des fils de cette tribu, Il choisit Qouraïch; des desndants de Qoraïch, Il choisit Hachem, et des descendants de Hachem, Il me choisit».MoHammed
naquit un Lundi, le 12 du mois de Rabi' 1, au cours de l'année de l'Éléphant, c'est-à-dire celle où Abraha Al Achram fit une incursion à la Mecque et tenta de détruire la Ka'ba. Dieu l'en empêcha par un miracle, décrit dans le Coran.Après deux mois de sa conception, son père mourrut et Mohammed
naquit orphelin. Son grand-père, Abd Al Mouttaleb le pris à sa charge et lui procura une nourice, selon la coutume des Arabes, parmi la tribu de Sa'd Ben Bakr, connue sous le nom de Halima fille d'Abou Dzou'aïb.Les narrateurs s'accordent sur le fait que les Sa'dites passaient en ce moment par une période de sécheresse, et que leur végétation verdoya de nouveau aussitôt que Halima prit l'enfant à sa charge. C'est chez les Sa'dites, que Mohammed, âgé de cinq ans, subit «l'ouverture de la poitrine», épisode rapporté par MOuslim dans son sahih.
Sa mère, Amina, décéda alors qu'il n'avait que six ans. Son grand père Abd Al Mouttaleb mourrut à son tour, peu de temps après. L'enfant était âgé de huit ans, quand il passa sous la tutelle de son oncle paternel Abou Taleb.
Conclusions et morales
Nous tirons de ce qui précède les conculsions suivantes :
1- Ce qui a été dit sur la lignée honorable du Prophète
nous pousse à croire que tous les peuples, Dieu a choisi les Arabes et en particulier la tribu de Qoraïch. Le Hadith rapporté par Mouslim en est une preuve irréfutable. Les paroles du Prophète affluent en ce sens. Al tirmizi raconte que le Prophète, du haut de la chaire demanda au peuple : «Qui suis-je ?» On lui répondit : «Tu es le Prophète -Que Dieu te salut-» Il répliqua : «Je suis Mohammed, fils de Abdallah, fils de Abd Al Mouttalib. Dieu, le Créateur de toute chose, m'a choisi parmi le peuple, la tribu et la famille de son choix et m'a élu le meilleur d'entre vous».Si Dieu aime son Prophète
il aime tout autant le peuple au sein duquel il remplit sa mission, non en tant qu'individus ou que race, mais en tant qu'entité à part entière.Cependant, un Arabe ou un Qoraïchite qui s'écarte de la voie que Dieu -qu'Il soit exalté- lui a tracé et qui se montre indigne de l'Islam, subit forcément le sort de ses semblables; son comportement l'éloigne ainsi du Prophète
.2- Le Prophète
n'était pas orphelin par simple coïcidence. Il ne fut pas privé de l'éducation paternelle et de la tendresse maternelle pour rien.Dieu permit qu'il fusse orphelin afin de couper court aux accusations qui reprochaieraient à Mohammed
de n'avoir fait qu'obéir à des parents ambiteiux, d'autant plus qu'il est tout à fait naturel qu'un grand père s'occupe de son petit fils. Abd Al Mouttalebétait un notable de sa tribu, et s'occupait lui-même da la rifada et de la Siqaya [De toutes les tribus arabes, Qoraïch était la seule à amasser de l'argent consacré à l'achat de nourriture et de boissons pour les pèlerins].Les dénigreurs de l'Islam ne sauraient recourir à de telles accusations, puisque le Prophète
fut privé de l'éducation de son père, de sa mère et de son grand-père, dès sa plus tendre enfance, qu'il passa dans le désert des Sa'dites. À la mort de son grand-père, son oncle Abou Taleb le prit à sa charge. Ce dernier devait vivre jusqu'à la troisième année qui précédait l'hégire. Pendant toutes ces années, il ne se convertit pas; par conséquent, la vocation de son neveu ne pouvait être de son inspiration, ne provenait de la puissance de sa tribu et du rang qu'il occupait.Le Prophète
grandit orphelin et pauvre. Telle était la volonté de Dieu; c'est ainsi que Son Messager apprit à se désintéresser de l'argent et de la puissance, ne fournissant à son entourage aucune occasion de l'accuser d'ambition.Dr. Mohammad S. R. Al-Bouti - Traduit par : Z. Diab - Revu par Fawzi Chaaban


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